jeudi 28 juillet 2011

En équilibre sur la pitoune, j'te dis qu'y a pas l'air d'une moumoune... (air connu)


J'ai joué à toutes sortes de jeux de course. Sur console, pc, plateau... Des courses d'autos, de bateaux, de karts, d'avions... Mais des courses de pitounes !?!

C'est ce que propose le jeu "Rivière d'enfer", publié chez Filosofia.





Une compétition de draveurs sur une rivière pleine d'obstacles. Le but est simple, faire franchir l'arrivée à son équipe de 2 ou 3 draveurs, selon le nombre de joueurs présents. Le plateau de jeu est modulable, permettant une combinaison de tracés quasi inépuisable et déterminant la durée de la partie. On déplace nos pièces sur la rivière en jouant des cartes provenant de notre deck propre à chacun. Les cartes indiquent quel bucheron de notre équipe déplacer et le nombre de cases du mouvement. Au premier coup d'oeil, ce jeu peut sembler enfantin, mais lorsque se présentent les premiers obstacles (billots flottant sur la rivière, courants contraires), on se rend vite compte que la partie n'est pas gagnée...





C'est à ce moment que la rigolade et la stratégie commence à se développer. Doit-on jouer une carte nous permettant de gagner du terrain, tenter de bloquer un adversaire dans un coin ou le pousser dans le courant contraire? Ramener un pion qui est à la traine ou tenter une percée pour prendre la tête? Il est important de bien calculer ses coups et utiliser ses cartes de façon à ralentir les autres tout en tentant de prendre l'avantage.

Ce jeu m'a agréablement surpris. Pas trop long, rigolo et quoi de mieux qu'une rivière pour se rafraîchir pendant les chaudes soirées d'été!

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mardi 5 juillet 2011

De l'art de rouler sur les vieilles dames

Elle traverse lentement la route, un pas à la fois, en poussant avec peine sa marchette. Tout près, une femme enceinte et 2 enfants jouant au ballon. Un grondement se fait entendre au loin, mais les cris des enfants l'empêchent de bien saisir sa provenance. Elle est maintenant au milieu de la route. Soudain, l'horreur! Une explosion près de la dame enceinte la projète au loin. Les enfants hurlent, fauchés par une rafale de fort calibre. Des pneus crissent tout près. Elle se retourne. Une voiture filant à vive allure l'effleure. La suivante ne la ratera pas. La marchette retombe, tordue.

La foule est en liesse! Bienvenue au Roadkill Rally!





Bon, on pourrait dire que c'est un brin violent, que c'est cruel et inadmissible de rouler sur des vieux et faire exploser des enfants. Moi, je trouve ça marrant! Holà, pas de scandale, c'est juste un jeu pour rigoler entre amis et ne rien prendre au sérieux.

RKR, c'est un peu l'évolution naturelle du mythique Car Wars. Celui-ci s'est essoufflé avec le temps, étouffé par une lourdeur et une lenteur incroyable. RKR se distingue de CW en ayant des règles très simples et en abordant toute celle violence routière avec humour.

Le but du jeu est simple, terminer la course en ayant accumulé le plus de points possible, soit en massacrant les piétons innocents, soit en s'éclatant la tronche à coup de lance-roquette, mitrailleuse ou toute autre arme ultra-abusive équipant notre bolide.





Le jeu se déroule sur des tuiles représentant la route et le décor que l'on flippe au fur et à mesure que la partie avance. On y retrouve, hormis le départ et l'arrivée (insérée au hasard vers la fin de la pile de tuiles), un foyer de personnes âgées, un camp scout, des obstacles divers... À tour de rôle, en commençant par le meneur, on pige des cartes qui serviront de munitions, d'actions diverses et même de points de vie (!!) pour résister aux sauvages agressions des autres pilotes. On se déplace ensuite tout en faisant attention aux virages, qui comportent des risques de plus en plus grand selon la vitesse (souvent extrême) avec laquelle on les aborde. Tous les dommages, crash tests ou attaques, sont résolues par un lancer de dés et on perd des cartes selon le résultat des dés, celles-ci reviendront au pilote qui a attaqué. Donc, après les déplacements, on tire partout et on recommence. Assez simple mais efficace. Le jeu se termine quand tous les joueurs ont passé l'arrivée.

Malgré le fait que je me prend beaucoup trop de missiles et autres coups bas sur la gueule grâce à mes partenaires de jeu, j'aime bien Roadkill Rally. Parfois un peu trop long, on peut toujours raccourcir la partie en rapprochant l'arrivée.

Et puis, écraser des petites vieilles entre amis, c'est rigolo puis ça défoule!


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vendredi 10 juin 2011

Le seigneur des anneaux à la sauce cartoon

Le seigneur des anneaux est probablement mon oeuvre fantasy favorite. Épique, grandiose mais aussi sombre. Et si, par moments, on y rajouterait un peu d'humour? Des personnages loufoques mais qui peuvent faire face aux pires tragédies? On trouve tout cela dans la magnifique série "Bone", de Jeff Smith. Publiée au départ en anglais chez Cartoon Books (appartenant à l'auteur), elle est maintenant disponible dans des milliards de langues.





Tout commence dans un style très Disney avec les trois cousins Bone. Phone Bone, le héros, et Smiley Bone, le cousin un peu simplet, accompagnent Phoney Bone, qui fuit la ville de Boneville, après avoir servit des tartes aux prunes avariées dans un pic-nic pour sa campagne pour la mairie. Bon, c'est farfelu comme intro et on est loin de Gandalf et Aragorn... Mais ça va se compliquer. Les trois cousins seront rapidement séparés par une nuée de sauterelles (!!!) et tomberont dans une magnifique vallée. Ils devront passer l'hiver chacun de leur côté et rencontrer toutes sortes de personnages rigolos ou mystérieux (un dragon fumeur de cigarettes, une grand-mère qui fait la course contre des vaches...).





On est toujours loin de Sauron mais Phone Bone va tomber sur les stupides, stupides rats-garous, qui rêvent de le manger en quiche.





Oui, mais où sont les combats épiques? J'y arrive. Plus l'histoire avance (une brique de quelques 1300 pages), plus on s'aperçoit qu'il y a autre chose, une présence, une ombre dans ce tableau rigolo. Il y a de plus en plus de stupides, stupides rats-garous, un tigre géant, et toujours ce mystérieux dragon fumeur de clopes... Et cette ombre oppressante, et ces sauterelles (encore?), qu'y a-t-il avec ces sauterelles? Le thème est de plus en plus sombre, bien qu'il y ai encore des blagues bien envoyées. La finale est tragique et touchante.

J'ai lu cette bd pendant sa parution originale, 32 pages à la fois, tous les 2 mois, pendant 10 ans. Le dernier numéro en mains, je ne voulais pas le lire de peur que ça finisse... J'ai littéralement vécu un deuil quand j'ai terminé la dernière page...

À lire absolument! À relire absolument aussi, plusieurs fois...


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mardi 31 mai 2011

La fin de l'homme

Il n'y a pas longtemps, des cinglés nous prédisaient la fin des temps pour un beau samedi (pluvieux ici...). Bon, ils ont eu l'air fou et on a bien rigolé! Mais si une catastrophe semblable se produisait? C'est un sujet qui a été exploité dans tous les sens mais si, si ce serait seulement la moitié de la population mondiale, non, de la vie sur la planète qui disparaissait d'un seul coup? C'est l'idée de base de la série "Y the last man" parue chez Vertigo, une filiale de DC Comics.





Un jour, tout ce qui est de sexe mâle sur la planète meurt d'un coup. Du foetus dans le ventre de sa mère au grand-père, du faux-bourdon au bonobo, tout ce qui possède une paire de roubignoles trépasse en même temps.





Donc, la vie est condamnée à très brève échéance, kapout après cette génération. C'est le chaos un peu partout mais tranquillement, les femmes reprennent le contrôle. Toutefois, il reste un homme qui a survécu avec son petit singe. Il s'appelle Yorick et est un magicien, pardon, un maître de l'évasion style Houdini un peu loser. Personne ne sais pourquoi ils sont vivants. Ce sera donc une course pour sauver l'humanité (non, pas de la façon que vous pensez) tout en se cachant des extrémistes radicales qui veulent l'éliminer et des escouades israéliennes qui veulent le kidnapper. Très drôle par moments car Yorick est vraiment moron mais aussi très touchant. Après tout, l'auteur de ces lignes ne serait plus là, ni une bonne partie de mon énorme lectorat...





J'aime. Beaucoup.

"Y the last man" chez Vertigo. Série complète disponible en 10 recueils. Je suis rendu au 4ième et j'en veux d'autres.

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mercredi 25 mai 2011

La grippe H1N1? Pff! Facile!

Le virus du Nil, la grippe aviaire, la picotte, toutes des maladies de chochotte quand on a affronté les terribles maladies bleues, rouges, jaunes et noires qui déciment la population de la planète dans Pandémie.





Les joueurs sont des spécialistes de divers domaines luttant pour éradiquer ces 4 maladies dans une course contre la montre. À peine croyons-nous avoir pris le dessus (les joueurs doivent coopérer), qu'une nouvelle éclosion de l'une ou l'autre des maladies relance la partie.





Il faut savoir doser entre soigner les populations déjà atteintes pour limiter la propagation des virus, rechercher des remèdes et travailler de concert pour éradiquer ces maladies avant qu'elles ne soient hors de contrôle et perdre la partie. Et des moyens de perdre la partie, il y en a! Il faut trouver les 4 remèdes avant qu'il y ai trop d'éclosions ou plus de cartes par exemple. Une partie se joue de 2 à 4 joueurs et dure environ une heure. Il est difficile de gagner et cela peut sembler frustrant au début mais on développe des stratégies rapidement qui permettent de lutter plus efficacement. Un bon jeu que notre groupe de joueurs a bien apprécié.

J'ai l'impression de couvrir une petite grippe, moi... Snif!

mardi 3 mai 2011

Construire une cathédrale, une pierre à la fois (ou un sable, ou un bois...)

Hier soir, comme à tous les lundis soirs, avec quelques copains, on se fait une ou deux parties de jeux de plateau.  C'est devenu notre petit rituel et l'occasion de prouver notre supériorité ludique (j'en entend déjà rire aux larmes sur MA supériorité...).  Bon, d'accord, je ne gagne pas souvent, mais quand ça arrive, j'ai un malin plaisir à être un mauvais gagnant!!!!  Et vous autres aussi, bande de moules!!!!!  Quoi de mieux que crier sa victoire au monde entier et ridiculiser des adversaires qui sont déjà au plancher!!  Mais pour ça, il faudrait que je gagne...  Ce qui n'est pas arrivé hier, lors d'une partie acharnée des Piliers de la Terre.



Piliers de la Terre - Filosofia

Les Piliers de la Terre est un jeu publié en français chez Filosofia, un éditeur québécois.  C'est une adaptation ludique du roman épique du même nom de Ken Follett.  Une fresque historique incroyable sur la construction d'une cathédrale en Angleterre au 12ième siècle.  A lire absolument!  Mais revenons au jeu.  Le but semble être simple au premier regard : être le bâtisseur de cathédrales ayant le plus contribué à cette œuvre architecturale en accumulant le plus de points au cours de la partie.  Celle-ci se déroule en 6 tours, séparés en plusieurs phases.  Les joueurs, à tour de rôle, doivent répartir leurs ouvriers pour récupérer des cartes qui permettront de mettre la main sur de précieuses ressources (bois, pierre, sable).  Celles-ci serviront aux artisans de chaque joueur qui les transformeront en précieux points.  Une pige déterminera l'ordre des joueurs qui choisiront d'effectuer différentes actions.  Aller récolter de la laine pour le prieuré pour obtenir un peu d'argent, solliciter la clémence du roi pour éviter de payer des taxes, engager de nouveaux artisans plus productifs, visiter le marché de Kingsbridge...  Voilà quelques unes des actions que l'on peut entreprendre.

Vue du plateau de jeu (merci au site "jeux de NIM")
Les parties sont généralement très serrées et il est fréquent que la victoire ne se décide que par un tout petit point à la fin du dernier tour.  Le suspense est donc toujours présent.  Il n'y a qu'un seul bémol à ce jeu.  On ne peut qu'y jouer à 4 sans posséder l'extension.  Celle-ci n'est plus disponible et pas de réédition en vue pour le moment...  Si quelqu'un, quelque part, en possède une et serait prêt à s'en départir...  Bref, un excellent jeu que j'adore!!

Ah oui, c'est vrai, j'ai fini dernier hier...

vendredi 29 avril 2011

Paris-Dakar en compagnie d'une bande de demeurés


Rallye Raid Calagan. Une bande dessinée sur la course, la dure course de rallye. La poussière qui s'infiltre partout, les déserts, les bris mécaniques au milieu de nul part, la compétition féroce sur le terrain et la franche camaraderie le soir près des tentes.





Des gags en une page, parfois plus, et un dessin fortement inspiré de Franquin. Les personnages, pilotes et navigateurs, mécanos et cuisinière, sont un peu clichés mais on s'attache et l'envie de voir la prochaine catastrophe provoquée par les risques pris par Calagan (qui fait beaucoup penser à Gaston Lagaffe) et ses adversaires nous revient vite. Le gag où le co-pilote de Calagan exprime sa panique et sa colère pendant que les tonneaux faits par la voiture où il fait place se déroulent au ralenti est tordant! Ce n'est pas une série au niveau des Petit Spirou ou autres Titeuf mais j'ai bien aimé. J'ai peut-être un parti-pris par contre, vu que j'aime bien la course automobile... 3 tomes parus chez Vent-d'Ouest depuis 2000. Je n'ai lu que le premier, mais je vais me taper les autres, c'est sûr!!

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mercredi 27 avril 2011

Fables des temps modernes

J'ai découvert il y a quelques temps une série de comics américains publiée chez DC sous l'imprint Vertigo intitulée "Fables".  Écrite par Bill Willingham et principalement dessiné par Mark Buckingham, la série a débuté en 2002 et est toujours publiée mensuellement. Touchant des thèmes assez matures par moment, elle s'adresse à un public averti.

Fables Trade paperback vol. 1
Je dois admettre que j'étais septique au départ mais puisque j'en avait beaucoup entendu parlé, j'ai pris une chance.  Et quelle chance!!  Fables est un petit bijou, une merveille.  On y retrouve tous les personnages de contes qui ont bercé notre enfance.  De Blanche-Neige au Grand Méchant Loup en passant par le Prince Charmant et les 3 Petits Cochons, tous sont présents et sont d'un réalisme incroyable.  Les personnages ont dû quitter leurs mondes lorsque un ennemi mystérieux, l'Adversaire, les envahi les uns après les autres.  Ils se retrouvent dans notre univers et fondent une petite communauté en plein New York, ou ils vivront, protégés par de nombreuses barrières magiques qui empêchent les gens normaux de les voir et tenteront de lutter contre l'Adversaire.

Les dessins sont magnifiques et le scénario est très bien ficelé.  On rigole fort par moments et on a presque envie de verser une larme à d'autres occasions.  Transposer des personnages de contes dans notre monde moderne semblait être tout un défi mais Willingham l'a relevé avec brio!  L'intrigue principale est prenante et les personnages ne sont pas superficiels.  Le Prince Charmant est manipulateur et use de ses charmes pour vivre grassement aux frais de sa princesse du moment, Pinocchio en a marre d'avoir le physique d'un petit garçon et Blanche-Neige travaille comme adjointe au maire...

Heureusement, il m'en reste encore pas mal à lire avant d'avoir rattrapé la série mensuelle et tous les spin-offs.

mercredi 16 mars 2011

Un petit nouveau dans le monde du bloggage? bloggisme? blogation?

Un geek de plus dans le merveilleux monde du blog.  Je ne sais pas ce que ça donnera, un peu de tout, un peu de rien, des suggestions de lecture aux découvertes ludiques...  Plein de trucs de geeks qui retiennent mon attention du moment ou mes passions de toujours!  Bienvenue!